La baby-sitter

Comédie de boulevard ? Plus encore : elle nous fait rire mais aussi réfléchir.

 

Argument

ComédiensInvités par des amis, Franklin et Estelle attendent avec impatience la baby-sitter déjà très en retard. Mariés depuis treize ans, ils ont deux enfants mais semblent plus près de la rupture que du délire amoureux. Franklin aimerait rester à l’appartement et se faire dorloter par une jeune et jolie baby-sitter. Estelle voudrait s’échapper pour s’étourdir, oublier qu’elle n’a plus vingt ans. Le couple qui s’ennuie, rabâche : « Treize ans de vie conjugale, mais où sont les feux de Bengale ? ». Les non-dits pèsent, les reproches fusent. C’est alors qu’une inconnue naïve, mystique et exaltée sonne à la porte, bousculant l’organisation de la soirée et les convictions du couple. Les anciens amants qui ne s’amusaient plus, font alliance contre elle et retrouvent le plaisir d’une complicité qui n’est pas sans risque ! Le public basculera d’une situation banale à un univers complètement absurde, cruel… mais réjouissant.

 

Quelques réflexions

On peut supposer que Franklin et Estelle, au début de leur rencontre en 1968, se contentaient de conférences sur la refonte de la société, d’amour et d’eau fraîche. Mais le temps a passé… La situation financière n’est pas bonne. Il a fallu faire des concessions : Franklin a accepté un travail modeste dans un bureau, Estelle s’occupe de leurs enfants. L’appartement est trop petit : ils aimeraient recevoir des amis, les enfants n’ont pas assez d’espace pour jouer… Le seul loisir qu’ils s’accordent : le repas chez de vieux amis, une fois par mois. Et c’est ce soir… ! Le hasard en a décidé autrement : on sonne à la porte !

 

La vision du metteur en scène

Obaldia souhaitait que le couple s’anime. J’ai voulu qu’il se déchaîne : comme des écoliers qui, après avoir cumulé fatigue, discipline et ennui pendant des heures, trouvent un exutoire dans l’agitation et l’agressivité, dès que la cloche tinte… Dans le huis clos de leur appartement, il y a de la taquinerie mais aussi de la rivalité et de la violence dans les idées énoncées et dans les gestes… A cela, il convenait d’opposer l’excès et la drôlerie des attitudes de chacun.

René de Obaldia

* est un dramaturge, romancier et poète français, né en 1918. « Inventeur du langage », il écrit des textes qui sont presque tous empreints d'humour fantastique, de fantaisie et d'imagination. Il est membre de l'Académie française.

Référence Wikipedia


Mise en scène

Mydrée La pièce est mise en scène par Mydrée Gisson. Elle est jouée par 3 comédiens


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